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Les Dossiers d'IPAM
Initiatives Pour une Autre Monde
Edition du dimanche 19 mai 2013
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> La conférence COP15 de Copenhague des 7-18 décembre 2009
La conférence COP15 de Copenhague des 7-18 décembre 2009 est cruciale pour l’avancement de la lutte contre le changement climatique pour deux raisons majeures :
L’échec du néo-libéralisme ne doit pas leur servir d’excuse pour une fois encore, reporter les décisions sous prétexte, comme toujours, de préserver l’emploi ( !).

Vous trouverez dans ce dossier différents textes et liens pour contribuer à la mobilisation AlterMondialiste, et en pièce jointe une affichette simple proposée par http://www.12dec09.dk/fr
Climate Justice Movements call in Istanbul
LE 5 juillet 2010
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article2047
The newspapers may speak of financial and economic crises, but when we look around ourselves, we don’t see derivates and financial markets – what we see is the destruction of communities, of our social and natural environments, of our relations to each other. What we see is capitalism destroying us. Against this destruction, and the austerity that follows in its wake, people are resisting, people are fighting back, people are beginning to create the new worlds we know to be necessary : from Ghana to Greece, from Copenhagen to Cochabamba, from Bangkok to Brussels. We from climate and social justice movements gathered at the European Social Forum in Istanbul, are a part of and inspired by these global processes of resistance and creation, but also realise that we need to fight where we stand : to create another world, we also need to create another Europe and tear down the walls of the fortress that surround it. Against those who try to create divisions between social and ecological justice, we assert that they do not contradict each other. They are and have to be complementary. Our vision is of a good life for all, not a nightmare of authoritarian eco-austerity. Against those who oppose people’s desire to have good and well-paid jobs and to move beyond the madness of infinite growth on a finite planet, we are calling for a just transition in the way we work, in the structures of production and consumption. While there are many things we need more of, there is much we need less of. For example, we need to stop the destructive energy production practices involving coal, oil, nuclear and hydropower, or to end the madness of building individual cars for everybody. At the same time, we need to expand community-controlled renewable energies, food sovereignty as well as public services that contribute to our goal of a good life for all, like free public transport, health, housing and education. This would create millions of socially and ecologically useful jobs. This is what we mean by just transition, by climate justice : it does not mean having the ‘right’ position on what is being negotiated at UN-climate summits. It’s not about parts per million of carbon in the atmosphere. Although it is important to change our individual behaviours, climate justice is about fundamentally changing our model of production and consumption of food, goods, energy, of our entire lives. It is about finally making amends for the ecological debt we owe the rest of the world. We in Europe are only now starting on the road towards climate justice, creating and resisting in many different ways, such as direct action, the building of local alternatives, civil disobedience or public campaigning to name a few.
There are many opportunities already such as : 26/8 : solidarity actions coinciding with the trial in Copenhagen of Tash Verco and Noah Weiss Summer 2010 : Climate and No Border camps are happening all over Europe
29/9 : European trade union day of action between the 10th and the 17th of October, different networks are calling for action on climate justice : the 12th will be a day of direct action for climate justice ; the 16th a day of action against Monsanto From the 29th of November to the 10th of December, the 16th UN-climate summit will be held in Cancun, Mexico : we will be creating a ‘thousand Cancuns’ to protest their false solutions and point the way towards real climate and social justice
En ligne sur http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article2047
Changeons le système, pas le climat !
Passons à l’action !
LE 11 juin 2010
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article2025Copenhague : l’échec ! Cochabamba : l’espoir ?
LE 30 avril 2010
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1971
Depuis le non-accord de Copenhague, les négociations internationales sur le climat s’embourbent et les dirigeants repoussent encore et toujours le moment de prendre des décisions à hauteur des enjeux.
En Bolivie à Cochabamba, les mouvements pour la justice climatique, les peuples du Sud et du Nord se retrouvent pour inventer un autre monde, débarrassé de l’injustice écologique, et sauver les équilibres climatiques.
Là-bas et ici, les luttes se mènent, du global au local.
Pour débattre de la diversité de ces luttes, de leurs exigences et de leurs perspectives,
le collectif « Urgence Climatique Justice Sociale » (UCJS) vous invite à un débat public
Pour débattre, seront présent-e-s :
En ligne sur http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1971
Rencontre nationale pour l’Urgence climatique et la justice sociale
Par Collectif « Urgence climatique, justice sociale » LE 20 janvier 2010
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1834
A Copenhague, « la Conférence des Nations Unies a été incapable d’apporter des solutions à la crise climatique, pas même de dessiner des avancées minimales vers ces solutions » (déclaration de la coalition Climate Justice Now). Les Etats-Unis et l’Union européenne qui ont refusé de reconnaître leur responsabilité historique, le jeu de la Chine, de l’Inde et de l’Afrique du Sud, le poids des grands lobbies industriels et des multinationales ont précipité l’échec.
A Copenhague, la convergence inédite entre mouvements sociaux, écologistes, et de solidarité internationale a fait naître un nouvel espoir. En réunissant plus de 100 000 personnes, la manifestation du 12 décembre avait exigé un accord contraignant, juste et à la hauteur des enjeux, qui rejette les fausses solutions, tel que l’indiquait la déclaration du KlimaForum « Changez le système, pas le climat », rendue publique à Copenhague.
Ce sont sur ces bases que nous pouvons construire un véritable mouvement citoyen, liant réponses à l’urgence climatique et pour la justice sociale, qui s’appuie sur des mobilisations locales et expérimentations concrètes tout en exigeant un accord international négocié au sein de l’ONU et de véritables politiques alternatives à l’échelle nationale ou européenne.
C’est pourquoi le collectif Urgence Climatique Justice Sociale (http://climatjustice.org) organise une rencontre nationale le 6 février à Paris en l’ouvrant au plus grand nombre : toutes celles et ceux qui le souhaitent, membres de collectifs ou d’organisations locales ou nationales, individus, sont les bienvenu-e-s pour échanger et construire ensemble le mouvement pour le climat et la justice sociale dont nous avons besoin.
Pour s’organiser, merci de confirmer votre présence à : sixheures.ucjs@gmail.com
- 9 h 30 – 10 h : Accueil
- 10 h - 12 h 30 : Plénière « Pour la construction d’un mouvement citoyen pour l’urgence climatique et la justice sociale »
- 12 h 30 – 14 h : Repas libre
- 14 h – 16 h : Trois ateliers simultanés
En ligne sur http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1834
Changements climatiques : les enjeux de la négociation, les perspectives d’action collectives
A la suite des négociations, un débat ouvert à tous !
LE 26 novembre 2009
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1793
La Conférence internationale de l’ONU sur le climat aura lieu du 7 au 18 décembre, à Copenhague (Danemark). Objectif : négocier le régime climatique international de l’après 2012.
Les Etats devront s’engager à limiter le réchauffement climatique à + 2°C, conformément aux recommandations des scientifiques du GIEC, et s’engager sur de nouveaux objectifs de réduction des gaz à effets de serre. Ils vont devoir progresser dans la définition de mécanismes de coopération internationale, afin de favoriser l’adaptation des pays les plus vulnérables, les transferts de technologies et le financement des actions.
Comment l’ensemble des pays va-t-il se répartir les efforts ?
La Conférence de Copenhague sera un moment phare de la lutte contre le changement climatique, mais également et surtout une étape clé pour soutenir la mise en œuvre d’un développement durable à l’échelle internationale. Le débat politique amorcé à Bali en décembre 2007 et qui se poursuivra à Copenhague, doit concilier l’urgence écologique, les objectifs de développement au Nord comme au Sud, les contraintes énergétiques, les besoins sociaux … Ceci selon des principes d’équité et de solidarité. La crise climatique devenue question politique, bouleverse le régime de gouvernance internationale.
Ce Sommet est au cœur de l’actualité, et il bénéficiera d’une attention particulière des décideurs politiques, acteurs économiques et sociaux ainsi que de l’ensemble des citoyens. Les nombreuses mobilisations prévues en amont et pendant le Sommet témoignent d’un intérêt croissant pour le sujet, et d’une volonté d’agir de la société civile.
A l’issue de cette conférence, 4D et ses partenaires, le Réseau Action Climat France (RAC-F), Coordination Sud, le Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID) invitent négociateurs et représentants d’ONG à débattre, à faire part de leur analyse.
En ligne sur http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1793
Ce n’est pas la démographie des pauvres mais la consommation des super-riches qui menace la planète
Par George Monbiot LE 12 novembre 2009
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1778
George Monbiot charge sabre au clair contre ceux qui affirment que la menace environnementale majeure serait la démographie des pays pauvres. « Ce n’est pas un hasard si la plupart de ceux qui sont obsédés par la croissance de la population mondiale sont de riches hommes blancs, trop âgés pour se reproduire : il s’agit de la seule question environnementale dont ils ne peuvent être tenus responsables, » écrit-il. Le véritable problème n’est pas celui de la démographie mais de la consommation excessive des pays riches, dont les hyper-fortunés donnent une image caricaturale, argumente Monbiot.
Ce n’est pas un hasard si la plupart de ceux qui sont obsédés par la croissance de la population mondiale sont de riches hommes blancs, trop âgés pour se reproduire : il s’agit de la seule question environnementale dont ils ne peuvent être tenus responsables. Le brillant scientifique spécialiste des systèmes de la Terre James Lovelock a ainsi affirmé le mois dernier que « ceux qui ne parviennent pas à comprendre que la croissance démographique et le changement climatique sont les deux faces de la même pièce de monnaie sont soit ignorants, soit refusent de voir la vérité. Ces deux énormes problèmes environnementaux sont inséparables et il est irrationnel de discuter de l’un tout en ignorant l’autre. » Mais en l’occurrence, c’est Lovelock qui se montre ignorant et irrationnel.
Une étude publiée hier dans le journal Environment and Urbanization montre que les régions où la population a augmenté le plus rapidement sont celles où les émissions de dioxyde de carbone se sont élevées le plus lentement, et inversement. De 1980 à 2005, l’Afrique sub-saharienne est à l’origine de 18,5 % de la croissance de la population mondiale et seulement de 2,4 % de l’augmentation des émissions de CO2. L’Amérique du Nord ne représente que 4 % des nouvelles naissances, mais 14 % des émissions supplémentaires. Soixante-trois pourcent de la croissance démographique mondiale a lieu dans des régions où les émissions de CO2 sont très basses.
Mais ces faits bruts ne décrivent pas entièrement la situation. Cette étude indique que le sixième de la population mondiale est si pauvre que ses émissions ne sont absolument pas significatives. Tout en étant le groupe dont la croissance est apparemment la plus élevée. Les ménages en Inde qui gagnent moins de 3000 roupies par mois (43 € - 66 CHF) consomment par tête un cinquième de l’électricité et un septième du carburant utilisés par un ménage ayant un revenu de 30 000 roupies ou plus. Ceux qui dorment dans la rue ne consomment presque rien. Ceux qui vivent en fouillant les ordures (une part importante des citadins déshérités) ont le plus souvent un solde négatif d’émission de gaz à effet de serre.
De plus, une bonne part des émissions pour lesquelles les pays pauvres sont tenus responsables devraient en toute justice être attribuée aux nations développées. Par exemple, les torchères des compagnies pétrolières exportatrices du Nigéria ont produit plus de gaz à effet de serre que toutes les autres sources de l’Afrique sub-saharienne réunies. La déforestation dans les pays pauvres est principalement causée par l’exploitation commerciale du bois, de la viande et des aliments pour animaux destinés aux consommateurs des pays riches. Les paysans pauvres font bien moins de dégâts.
David Satterthwaite, l’auteur de cette étude, souligne que la vieille formule enseignée aux étudiants en développement, selon laquelle l’impact total (sur l’environnement) est égal à la population multipliée par la richesse et la technologie (I=PRT) est fausse. L’impact total doit être mesuré ainsi : Consommateurs x Richesse x Technologie. La majorité de la population mondiale consomme si peu qu’elle ne figure même pas dans cette équation. Et c’est elle qui a le plus d’enfants.
Alors qu’il n’y a qu’une très faible corrélation entre réchauffement global et croissance démographique, il y a par contre une forte corrélation entre réchauffement global et richesse. J’ai récemment jeté un coup d’œil sur quelques super-yachts, du style de ceux auxquels sont habitués les ministres travaillistes. J’ai d’abord parcouru les spécifications du Royal Falcon Fleet’s RFF 135, mais lorsque j’ai découvert qu’il ne consommait que 750 l. de fioul par heure, j’ai réalisé que ça n’allait pas impressionner Lord Mandelson. L’Overmarine Mangusta 105, qui pompe ses 850 l. à l’heure ne surprendrait guère à Brighton. Mais le rafiot qui a vraiment retenu mon attention est construit par Wally Yachts à Monaco. Le WallyPower 118 (qui confère aux imbéciles finis un sentiment de puissance [ En argot anglais, wally signifie imbécile - ndt ] ) consomme 3 400 l. à l’heure lorsqu’il file à 60 nœuds. Ce n’est pas loin d’un litre par seconde. Ou mesuré autrement, 31 litres au kilomètre.
Bien sûr, pour faire un vrai tabac, je devrais m’offrir du tek et des accessoires en acajou de mahogany, y ajouter quelques jet skis, ainsi qu’un mini sous-marin, transporter mes invités au port en jet privé et en hélicoptère, leur offrir des sushis de thon rouge et du caviar beluga, et pousser le monstre si rapidement que je hacherais menu au moins la moitié des espèces méditerranéennes. En tant que propriétaire d’un de ces yachts, je provoquerais plus de dégât à la biosphère en 10 minutes que la plupart des Africains ne peuvent le faire au long de toute une vie. Là ça chauffe vraiment, bébé...
L’une de mes relations qui fréquente les gens très riches me dit que dans la banlieue des banquiers, la lower Thames valley, certaines piscines extérieures sont chauffées à une température suffisante pour s’y baigner toute l’année. Les propriétaires adorent plonger dans leur piscine durant les nuits d’hiver et regarder les étoiles. Le chauffage leur coûte 3200 € (4 900 CHF) par mois. Cent mille personnes vivant comme ces banquiers épuiseraient les écosystèmes indispensables à la vie plus rapidement que 10 milliards de personnes vivant comme les paysans africains. Mais au moins, les hyper-nantis ont l’exquise attitude de ne pas se reproduire beaucoup, ainsi les vieux riches qui dénoncent la croissance démographique les laissent tranquilles.
En mai, le Sunday Times publiait un article titré : « Un club de milliardaires annonce qu’il veut réduire la surpopulation. » Il révélait que « plusieurs éminents milliardaires américains se sont rencontrés secrètement » afin de décider quelle bonne cause ils devraient défendre. « Un consensus a émergé, consistant à soutenir une stratégie s’attaquant à la croissance démographique, dénoncée en tant que menace environnementale, sociale et industrielle potentiellement désastreuse. » En d’autres termes, les ultra-riches ont décidé que ce sont les très pauvres qui polluent la planète. On peine à trouver une métaphore. C’est au-delà de la caricature.
James Lovelock, comme Sir David Attenborough et Jonathan Porritt, est l’un des soutiens du Optimum Population Trust. Ce n’est qu’une des campagnes et des organisations caritatives parmi des douzaines dont le seul but est de décourager les gens d’avoir des enfants au nom du sauvetage de la biosphère. Mais je n’ai pas réussi à trouver une seule fondation dont le seul objectif soit de s’occuper des impacts sur l’environnement des très riches.
Les tatillons pourraient argumenter que ceux qui procréent rapidement aujourd’hui pourraient s’enrichir dans le futur. Mais, alors que les hyper-nantis s’approprient une part toujours croissante et que les ressources commencent à se tarir, cette perspective, pour la plupart des très pauvres, est de plus en plus illusoire. Il y a de fortes raisons sociales pour aider les peuples à maîtriser leur démographie, mais pas du point de vue environnemental - sauf pour les populations plus aisées.
L’Optimum Population Trust ignore le fait que le monde se dirige vers une transition démographique : le taux de croissance ralentit presque partout, et selon un article publié par Nature, la population va vraisemblablement atteindre un pic au cours de ce siècle, probablement à 10 milliards. La majeure partie de cette croissance aura lieu dans des populations qui ne consomment presque rien.
Mais personne ne prévoit une évolution de la consommation. Les gens ont moins d’enfants à mesure qu’ils s’enrichissent, mais ils ne consomment pas moins - ils consomment plus. Comme le montre le mode de vie des super-riches, il n’y a pas de limite à la recherche du luxe chez l’homme. On peut s’attendre à ce que la consommation se développe parallèlement à la croissance économique jusqu’à ce que les compteurs de la biosphère atteignent la butée. Quiconque comprend cela et considère néanmoins que la population, et non pas la consommation, pose le principal problème « ne veut pas », selon les mots de Lovelock, « voir la vérité ». C’est la pire forme de paternalisme, qui accuse les pauvres des dégâts occasionnés par les riches.
Où sont donc les mouvements manifestant contre ceux qui sont pourris de fric et détruisent nos écosystèmes ? Où sont les actions menées contre les super-yachts et les jets privés ? Où donc est la Lutte de Classes quand on en a besoin ?
C’est le moment d’avoir les tripes d’appeler un chat un chat. Ce n’est pas le sexe le problème, c’est l’argent. Ce ne sont pas les pauvres le problème, ce sont les riches.
En ligne sur http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1778
Climat / Sommet de Copenhague Nous sommes tous concernés !
LE 6 novembre 2009
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1767ECOLOGIE ET SOLIDARITE INTERNATIONALE
Par Gustave Massiah LE 25 octobre 2009
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1765
Le terme d’écologie a subi en un peu plus d’un siècle un glissement fondamental qui l’a conduit de la sphère biologique à la sphère politique. Il apparaissait en 1866 [1] comme une manière de définir l’étude des milieux pour les organismes vivants. Il est aujourd’hui un outil de la pensée politique qui voudrait réintégrer la nature, son évolution et les usages que nous en faisons, dans la façon d’organiser les sociétés. La dimension écologique s’est affirmée comme un nouveau paradigme de la transformation des sociétés. Elle est confrontée à d’autres dimensions : la justice sociale ; les droits et les libertés ; la géopolitique et la solidarité internationale. L’articulation entre ces dimensions caractérise l’écologie et qualifie les réponses qui sont proposées en son nom. Nous explorerons ici le rapport entre l’écologie et la solidarité internationale. Pour le faire, nous ne partirons pas des catastrophes écologiques et des solidarités événementielles qui se sont créées à leur suite. Nous nous intéresserons plutôt à l’histoire de la convergence entre les mouvements écologiques et les mouvements de solidarité internationale qui pose cette question sur la durée. Sur ce point, les positions que les mouvements sociaux et citoyens prennent vis-à-vis de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique en éclairent les enjeux. Afin de comprendre comment se sont formées les questions en débat, il faut voir qu’en 1992, déjà, la convergence entre les écologistes et les associations de solidarité internationale avait marqué la Conférence de Rio sur Environnement et Développement. A partir de cette évolution, nous pourrons revenir sur les questions posées aux mouvements sociaux et citoyens dans la période actuelle, par rapport à la crise de la phase néolibérale de la mondialisation capitaliste.
Les enjeux de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique
La Conférence de Copenhague sur le changement climatique, en décembre 2009, aura une importance considérable. En effet, même si l’impératif écologique ne se limite pas à la question du changement climatique, les négociations qu’elle va susciter vont déterminer l’évolution de l’ensemble des enjeux écologiques. D’une part, la prise en compte du changement climatique a des conséquences sur toutes les autres questions environnementales. D’autre part, le changement climatique est porteur de la nécessaire refonte en profondeur du modèle de transformation sociale. Enfin, le changement climatique accentue la prise de conscience de l’urgence et ne permet pas des atermoiements sans fin sur les nécessaires réformes indispensables.
L’enjeu est mondial ; la négociation est internationale. Elle est d’abord entre les Etats. La dimension géopolitique est dominante dans le cours des négociations. La négociation oppose deux groupes de pays : le G8 qui regroupe les pays du Nord et le G77 qui représente les positions des pays du Sud. Dans ce duel, un petit groupe de pays émergents occupe une position pivot : essentiellement la Chine, l’Inde et le Brésil. Ce petit groupe est associé aux pays du G8 par le G20 qui se présente comme un nouveau directoire de la mondialisation. Mais il est aussi en phase avec le G77 dont certains sont même formellement partie prenante.
Trois questions sont en débat [2]. Quel sera le niveau de la réduction des gaz à effet de serre et comment sera-t-il réparti ? Comment sera évalué le financement correspondant à cette réduction et comment sera réparti ce financement ? Quelles seront les modalités retenues pour le financement et quelles institutions seront responsables de la mise en œuvre ? Ces questions continueront à marquer l’espace du débat dans les années à venir.
Un accord partiel et partial favorisant les pays du Nord
Le champ de la négociation a été délimité dans la Conférence de Bangkok préparatoire à celle de Copenhague [3]. Cette conférence a réuni en octobre 2009 les délégations officielles des Etats et a été l’occasion d’un forum des associations et des mouvements de la société civile. Le niveau de réduction sera loin des 40% préconisés pour 2020 par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), mais des efforts non négligeables pourraient être annoncés. Il ne s’agirait pas d’une réduction répartie dans un accord commun, mais d’une déclaration en commun des réductions annoncées par chaque pays. Ce qui permettrait de différencier ce nouvel accord du Protocole de Kyoto que les Etats-Unis n’envisagent pas de signer. La réduction serait financée à partir des niveaux d’émission. Les pays du Nord refuseraient toujours de lier le financement à leur responsabilité passée dans la détérioration des conditions climatiques. Les pays émergents pourraient accepter de contribuer plus fortement, à la mesure de leurs émissions en hausse. Près de la moitié du financement serait assurée par la taxation du carbone. Le G77 refuse, comme le propose le G8, de confier ce mécanisme à la Banque Mondiale et au FMI. Une institution des Nations Unies pourrait être créée pour le mettre en œuvre ; son instance de direction politique serait spécifique, mais elle pourrait prendre comme agents d’exécution les institutions de Bretton Woods.
La Conférence de Copenhague se dirige donc vers un accord partiel qui n’est pas à la hauteur des enjeux en matière de réduction et qui, même avec quelques concessions aux pays du Sud, maintient la suprématie des pays du Nord dans la défense de leurs intérêts et dans le refus de reconnaître leurs responsabilités.
La mobilisation des mouvements sociaux et citoyens
Les mouvements sociaux et citoyens qui se sont organisés pour peser sur les négociations regroupent des mouvements des sociétés du Nord et du Sud, et notamment, des mouvements écologistes, des organisations de producteurs, des organisations syndicales de salariés et des organisations paysannes, des associations de solidarité internationale. Ils ont affirmé, à partir de la diversité de leurs orientations et de leurs appréciations, des positions en désaccord avec le compromis qui s’ébauche.
Ils s’inquiètent, tout d’abord, de ce que l’urgence de la situation passe après les intérêts des grandes puissances et que les réductions ne soient pas à la hauteur des nécessités. Ils insistent sur le fait que le seuil de deux degrés de baisse de température doit être considéré comme un impératif. Ils considèrent que les réductions doivent être réparties de manière impérative selon un même critère. Ils rappellent que le financement doit prendre en compte la dette écologique contractée par les pays industrialisés. Ils s’inquiètent de la réalité des financements pour la transformation sociale des pays pauvres, d’autant que plusieurs pays ont déjà affirmé qu’il n’y aurait pas d’additivité par rapport à l’Aide Publique au Développement. Ils contestent les modalités envisagées de la taxation carbone. Ils s’alarment des conséquences dramatiques pour les populations fragiles, et les régions pauvres, en termes de pauvreté, d’inégalités et de discriminations. Ils attirent l’attention sur les risques des migrations environnementales et sur le nécessaire respect des droits des migrants dans tous les pays.
Les enjeux de la Conférence de Copenhague ne se limitent pas à la Conférence des Etats. Elle concerne aussi les mouvements sociaux et citoyens qui doivent définir leurs objectifs et leurs stratégies pour la suite. De ce point de vue, nous proposons de mettre l’accent sur la convergence entre les mouvements écologistes et les mouvements de solidarité internationale qui constitue un des points d’appui essentiels de l’intervention des sociétés civiles dans ce processus. Pour cela, comme nous l’avons dit plus haut, il nous faut revenir sur l’histoire de cette convergence à partir de la Conférence de Rio en 1992. Nous développerons alors une analyse de la situation actuelle et des débats qui s’ouvrent sur les issues à la crise globale.
Les suites de la Conférence de Rio, Environnement et Développement, en 1992
Pour explorer la relation entre écologie et solidarité internationale, nous partirons de la convergence entre le mouvement écologiste et le mouvement de solidarité internationale. Quand et comment cette convergence s’est-elle tissée ? De façon visible, elle s’affirme dans la préparation, le déroulement et les suites de la Conférence des Nations Unies, Environnement et Développement, à Rio en 1992. A partir de Rio, plusieurs avancées sont engagées ; elles sont toujours d’actualité. Nous retiendrons : la convergence des mouvements sociaux et citoyens et la culture de la diversité ; l’émergence d’un nouvel espace des négociations internationales en relation avec une opinion publique mondiale ; la floraison des propositions liées à l’accès aux droits pour tous et au droit international ainsi que le rôle de l’expertise citoyenne ; le débat fondamental sur la science, la nature et le développement.
Une pensée de l’écologie liée aux contradictions Nord-Sud.
Mais cette convergence n’a pas commencé en 1992 ; elle existe depuis longtemps et a marqué les débuts du mouvement écologiste. La conscience du caractère global de l’écologie, et sa proposition de « penser global et agir local », se sont traduites par une sensibilité au tiers-monde et une écoute du mouvement de solidarité internationale. Cette convergence a résisté à l’offensive idéologique du Club de Rome affirmant que la population du Sud, la « bombe P », était responsable de la dégradation de la planète. Elle a résisté aussi à la crise de la décolonisation liée à l’évolution d’une partie des régimes politiques issus du mouvement des libérations nationales qui ont combiné l’étatisme, le productivisme et la remise en cause des libertés. En France, en 1974, le premier candidat écologiste à une élection présidentielle, René Dumont, est emblématique de la liaison entre l’écologie émergente et l’impératif de la solidarité internationale.
Dans la préparation de Rio s’est affirmée la convergence des mouvements écologistes et de solidarité internationale. L’impératif écologique s’affirmait comme un enjeu global ; il se devait de prendre en compte la contradiction Nord –Sud. Cette convergence s’est élargie, en quatre ans, au fil des Conférences internationales des Nations Unies. Elle a impliqué plus directement les associations de défense des droits fondamentaux, à la Conférence de Vienne, en 1993. Elle a impliqué les associations citoyennes et familiales à la Conférence Internationale sur la Population et le Développement, au Caire, en 1994. Elle a impliqué plus directement les mouvements de solidarité, les organisations syndicales de salariés et les organisations paysannes, au Sommet Social, à Copenhague, en 1995. Elle a impliqué plus directement les associations de femmes à la Conférence de Pékin, en 1995. A la Conférence sur la Ville à Istanbul, en 1996, elle a impliqué les associations d’habitants et les mouvements sociaux urbains.
Un nouvel espace public sur les questions mondiales.
Cette convergence est le fondement du mouvement altermondialiste et sera visible à partir de 1999 lors des manifestations de Seattle contre l’OMC. Elle formera la base des Forums sociaux mondiaux, qui réunissent des acteurs de la société civile mondiale, et de leurs déclinaisons régionales, thématiques, nationales et locales. Dans cette nouvelle configuration, sous différentes appellations, qui vont des associations aux sociétés civiles, émerge une nouvelle dynamique, celle des mouvements sociaux et citoyens. Dans ce mouvement, une nouvelle culture politique se fait jour à partir du refus de la fatalité et de la reconnaissance de la diversité. Cette diversité repose sur la complémentarité de toutes les formes de lutte porteuses d’émancipation, et sur la légitimité de toutes les luttes contre les discriminations et les oppressions. Elle prolonge les leçons des luttes des femmes dans le refus de la subordination de certaines luttes à la résolution des contradictions considérées comme principales.
A partir de Rio, les mouvements sociaux et citoyens vont investir un nouvel espace de négociation internationale qui se met en place. Cet espace est ouvert par une partie du système des Nations Unies qui ont été marginalisées par la création du G7 comme directoire mondial, appuyé sur les institutions de Bretton Woods, le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC. Cette marginalisation faisait partie de la reprise en main du système mondial par les pays qui se nomment eux-mêmes « les démocraties industrielles », mais qui ont du mal à cacher qu’il s’agit des pays dominants le monde, des plus riches, des plus armés et de surcroît, tous anciens colonisateurs. Les Conférences mondiales redonnent la parole à tous les pays et ouvrent la discussion à d’autres acteurs internationaux. Les mouvements sociaux et citoyens débordent vite les ONG internationales d’abord mises en avant. Les écologistes renforcent leurs alliances avec les mouvements de consommateurs. D’autres acteurs sont associés à cette dynamique. Les collectivités locales et territoriales s’affirment sur le plan international à partir d’Istanbul en 1996. Les acteurs économiques se différencient. Les mouvements de l’économie sociale et solidaire s’inscrivent plus fortement dans les mouvements associatifs.
Le modèle de la Conférence internationale qui se met en place comprend la négociation officielle entre les délégations officielles des Etats. Dans de nombreux pays, les délégations consultent les acteurs de leur société et certains des experts des associations participent aux délégations. La conférence parallèle des sociétés civiles, ouvertes à tous les vents permet de confronter les propositions et de définir des points de vue communs. Enfin, les contre-conférences, appuyées par des manifestations diverses font connaître leurs critiques et leurs interpellations qui sont parfois relayées par les médias. C’est à travers cette configuration que les mouvements sociaux et citoyens s’adressent à l’opinion publique mondiale pour peser sur les institutions internationales et sur l’opinion publique internationale pour s’appuyer sur les opinions publiques nationales par rapport à leurs Etats. Elles cherchent aussi à favoriser la construction d’une opinion publique mondiale dans laquelle les opinions des pays du Sud s’affirmerait et se dégagerait de celle des pays du Nord et de leurs relais.
Une pensée de l’écologie fondée sur l’accès aux droits pour tous.
Cette évolution renouvelle et enrichit l’espace des propositions. Elle permet de s’opposer au « There is no alternative » de Madame Thatcher et à l’évidence autoproclamée des solutions néolibérales. Les idées qui cheminent sont nourries d’autres approches qui se retrouvent au croisement de certaines instances des Nations Unies, pour qui la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme reste une référence majeure, et des mouvements sociaux et citoyens. Dans certains cas, des avancées sont possibles, comme lors de l’élaboration et de l’adoption du Protocole additionnel des Droits économiques sociaux et culturels, ainsi que les accords internationaux sur l’environnement et notamment le Protocole de Kyoto. Dans beaucoup de cas, la bataille est plus incertaine et les tentatives de récupération par le néolibéralisme sont dominantes. Le cœur de la bataille reste la conception du droit international toujours soumis à la volonté des pays dominants de le subordonner au dogme du libre échange et au droit des affaires. Sans oublier la distance considérable qui sépare les déclarations des mises en œuvre et le redoutable effet dévastateur du « deux poids, deux mesures » qui mine la confiance des peuples dans le droit international.
L’intervention directe des mouvements écologistes et de solidarité internationale au niveau du droit international va prendre toute son ampleur depuis 1984, avec la catastrophe de Bhopal. Après la plus importante catastrophe industrielle jamais survenue, la multinationale Union Carbide propriétaire de l’usine chimique qui a explosé se réfugie derrière l’indépendance juridique de sa filiale pour refuser sa responsabilité et toute indemnisation. Devant ce cynisme des pouvoirs économiques et politiques qui organisent la mondialisation, des associations indiennes et internationales organisent des campagnes de sensibilisation et de dénonciation. En 1992, le Tribunal Permanent des Peuples [4] organise à Bhopal une session pour pallier au scandaleux vide juridique international. Il organise une série de sessions sur les questions d’environnement, notamment sur l’Amazonie brésilienne, à Paris en 1992, et sur les multinationales, notamment à Paris en 1999, sur la multinationale française Elf, devenue Total, et avec six sessions en Colombie de 2006 à 2008. En 2002 à Johannesburg, au Sommet mondial sur le Développement durable, Greenpeace a publié son "Corporate Crimes Report" contenant les "Principes de Bhopal" [5] pour exiger un accord international sur la responsabilité civile des entreprises.
Dans cette évolution, les mouvements sociaux et citoyens mettent en avant une expertise citoyenne qui se dégage de l’expertise dominante des grands Etats et de celle des forces économiques dominantes. Cette expertise citoyenne s’affirme à travers la convergence des mouvements qui prend des formes actives dans les plateformes de mobilisation et les campagnes mondiales. A Rio, il est apparu clairement que l’expertise citoyenne n’était pas une spécialité des associations du Nord. Sur les questions écologiques, les associations du Sud, notamment indiennes et brésiliennes ont apporté les références principales qui se sont imposées dans l’espace de la conférence et qui continuent à alimenter le débat mondial [6]. On a retrouvé ce changement qualitatif dans plusieurs autres questions, comme sur la dette sous ses différentes déclinaisons, financières, sociales et écologiques.
C’est aussi à Rio que s’est noué le débat fondamental sur l’évolution de la pensée scientifique. Au début de la Conférence, des scientifiques de renom ont publié un « Appel de Heidelberg », dans lequel ils déclaraient « nous nous inquiétons … de l’émergence d’une idéologie irrationnelle qui s’oppose au progrès scientifique et industriel et nuit au développement économique et social… dans la mesure où l’humanité a toujours progressé en mettant la nature à son service et non l’inverse ». De nombreux scientifiques, liés aux mouvements sociaux et citoyens, ont réagi avec vigueur, notamment dans « l’Appel à la raison pour une solidarité planétaire » lancé par Global Chance, contre cette conception datée du progrès conçu comme l’alliance entre la science et l’industrie, et portée par les « comportements d’impérialisme scientifique qui prétendent sauver l’humanité par les seules science et industrie » [7].
La conférence de Rio a donc rendu visible une convergence en gestation depuis quelques décennies. Elle a permis de dégager une orientation commune qui lierait l’écologie aux droits et à l’émancipation d’une pensée néolibérale de l’écosystème. La crise globale actuelle en révèle l’urgence et la nécessité. Quelle place tient la crise écologique au sein de la crise globale ? C’est ce que nous voulons discuter à présent avant d’engager une réflexion sur la manière dont les débats écologiques s’inscrivent dans les issues stratégiques à la crise globale.
L’écologie dans la crise globale
La crise globale est une crise structurelle de la mondialisation capitaliste dans sa phase néolibérale. Elle se déploie dans quatre dimensions : économique et sociale ; écologique ; géopolitique ; politique et idéologique. La séquence actuelle, constituée par une cascade de crises sociale, financière, monétaire, immobilière, énergétique, alimentaire, économique en est une déclinaison en situation. Plusieurs questions déterminent l’évolution de la situation à l’échelle mondiale et marquent les différents niveaux de la transformation sociale (mondiale, par grandes régions, nationale et locale) [8]. Parmi ces questions, soulignons la crise du néolibéralisme et la crise géopolitique avec la fin de l’hégémonie des Etats-Unis.
Le rôle central de la dimension écologique dans la crise globale.
L’élément le plus déterminant est la crise écologique mondiale qui est devenue patente. Il s’agit autant de l’aggravation de la crise écologique que de la prise de conscience de cette dimension et des dangers pour l’écosystème planétaire. L’écologie fonctionne comme un paradigme nouveau qui introduit de nouveaux aiguillages dans la manière de penser le monde. Ainsi, chacune des dimensions de la crise doit être appréciée dans son rapport à l’écologie. L’écologie interdit d’envisager une issue à la crise économique et sociale qui reprendrait le modèle dominant de la croissance et du productivisme. L’écologie redessine les équilibres géopolitiques déjà confrontés au rééquilibrage économique introduit par les pays émergents ; elle définit les nouveaux enjeux mondiaux dans la crise climatique et l’accès aux ressources naturelles. On retrouve directement à ce niveau les questions mises à jour par la Conférence de Copenhague : comment réduire les émissions de gaz à effet de serre ? Quelles conséquences sur le niveau et la nature de la croissance ? Comment répartir les réductions entre les pays ? Comment financer cette réduction ?
La réciproque est aussi vraie. La compréhension de l’écologie dans le contexte actuel ne peut être envisagée en dehors des autres dimensions de la crise. C’est ce qui caractérise la différence entre les réponses écologiques. Ainsi, la relation avec la dimension économique et sociale de la crise induit la nécessité de prendre en compte les inégalités écologiques et les inégalités sociales ; de lier écologie et social. Il faut reconnaître que la crise écologique est une crise sociale. Une transformation écologique des sociétés est inenvisageable sans une forte redistribution sociale et il est illusoire de penser que la transition pourrait être payée par les pauvres et avec leur accord. Ainsi, la relation avec la crise politique et écologique induit la nécessité de prendre en compte les insécurités croissantes, les dérives autoritaires, la remise en cause des droits fondamentaux et des droits environnementaux ; de lier écologie et libertés. Ainsi, la relation avec la crise géopolitique induit la nécessité de prendre en compte les risques de conflits et de guerres et les inégalités entre les pays ; de lier écologie et solidarité internationale.
Les premières caractérisations, et différenciations, des réponses et des politiques écologiques se définissent dans la manière de lier écologie et social, écologie et libertés, écologie et solidarité internationale.
Dans chacune des crises particulières qui marquent les déclinaisons de la crise globale, les implications de l’écologie sont considérables. Ainsi des crises financières, boursières, économiques, de l’emploi, énergétique, climatique, immobilières, etc. La liaison entre ces crises a déjà ses répercussions. L’approfondissement des inégalités et des discriminations, dans chaque société et entre les pays, atteint un niveau critique et se répercute sur l’intensification des conflits et des guerres et sur la crise des valeurs. Les institutions responsables de la régulation du système international ont perdu leur légitimité. Une des tâches des mouvements écologistes, en liaison avec les autres mouvements, et particulièrement avec le mouvement de solidarité internationale, consiste à identifier pour chacune de ces crises particulières le rôle de l’écologie dans sa genèse et son approfondissement, et d’analyser les conséquences de chacune de ces crises sur les réponses écologiques à la crise globale.
La prise de conscience de la crise climatique.
La crise climatique occupe aujourd’hui une place particulière, tant par ses conséquences et son urgence que par l’importance de la prise de conscience des enjeux. Cette prise de conscience a dépassé les instances et les milieux avisés pour gagner l’opinion publique et peser sur les gouvernements. Elle accroît la tendance de certaines associations à privilégier les actions de lobbying, d’expertise, de plaidoyer et d’influence sur les gouvernements. Cette action ne manque pas d’intérêt et peut donner des résultats à court ou moyen terme. Mais elle a aussi ses dangers. Le lobbying et l’influence jouent dans les deux sens et peuvent renforcer, au nom du réalisme, la tendance aux compromis majeurs. La confiance dans la volonté des gouvernements à changer les choses, parfois contre leurs intérêts a des limites. Dans la durée, seule la mobilisation et la détermination des mouvements, leur capacité à lier les propositions aux résistances, peut conduire à modifier durablement les politiques.
La crise climatique n’est pas la seule dimension de la crise écologique, même si elle est aujourd’hui première. Les autres questions conservent leur importance et leur urgence. Elles ouvrent des champs de réflexions et nécessitent des décisions. Il en est ainsi de l’eau, de l’air, des sols, de l’énergie, des ressources naturelles, des matières premières, de la biodiversité, du nucléaire, des déchets, des pollutions urbaines, des risques industriels, etc. Chacune de ces questions est liée à la crise climatique, et la crise climatique modifie les réponses à y apporter. A l’inverse, les propositions spécifiques ne sont pas complètement déterminées et subordonnées aux réponses à la crise climatique. L’articulation des réponses de chaque dimension spécifique avec la crise climatique permet de compléter et d’enrichir la stratégie proposée pour en faire une réponse écologique globale.
L’écologie confrontée aux dangers et aux opportunités de la crise.
L’urgence est de faire face aux dangers de la crise. Le premier danger concerne la pauvreté. Les sorties de crise habituelle consistent à faire payer la crise aux pauvres, et d’abord aux discriminés et aux colonisés. Le deuxième danger concerne la restriction des libertés et de la démocratie. Des politiques de sortie de crise fondées sur des orientations antisociales s’appuient en général sur les mesures de répression, de criminalisation des mouvements sociaux, de pénalisation de la solidarité. Cette évolution peut aller dans certaines régions vers des régimes autoritaires et répressifs. Le troisième danger cible des pays qui seront marginalisés et ruinés. Les risques de guerre sont aussi une issue classique des grandes crises. Les formes de guerre ont changé avec la militarisation des sociétés, l’apartheid global, la guerre des forts contre les faibles, la banalisation de la torture. Chacun de ces dangers a ses conséquences sur les questions écologiques et correspond à des politiques écologistes spécifiques. Ainsi, les inégalités permettent de maintenir un niveau de consommation pour les plus riches. De même que la déstabilisation garantit aux pays riches l’accès aux ressources naturelles. La restriction des libertés peut prendre pour prétexte l’urgence écologique.
La perspective est d’approfondir les opportunités ouvertes par la crise. Elles peuvent être identifiées à partir de l’analyse des impasses de la période néolibérale, des échecs du soviétisme, des limites du keynésianisme des « trente glorieuses », de la crise de la décolonisation. Retenons six opportunités ouvertes par la crise. D’abord, la défaite idéologique du néolibéralisme favorise la montée en puissance de la régulation publique. Ensuite, la redistribution des richesses et le retour du marché intérieur redonnent une possibilité de stabilisation et de garantie des revenus et de la protection sociale, de redéploiement des services publics. De même, l’urgence écologique nécessite une mutation du mode de développement social. Dans le même sens, la crise du modèle politique de représentation renforce la nécessité de la démocratie sociale et de la démocratie participative et une nouvelle réflexion sur les pouvoirs. De plus, le rééquilibrage ente le Nord et le Sud ouvre une nouvelle phase de la décolonisation et une nouvelle géopolitique du monde. Il s’accompagne d’une nouvelle urbanisation et des migrations qui sont les nouvelles formes du peuplement de la planète. Enfin un système de régulation mondiale permettant de penser et de réguler la transformation sociale à l’échelle de la planète et ouvrant la perspective d’une citoyenneté mondiale. Le mouvement altermondialiste est porteur de ces opportunités.
Les opportunités n’offrent pas de solution toute faite ; elles ouvrent la possibilité d’avenirs différents. La dimension écologique est au cœur de ces opportunités. Elle sert à qualifier la cohérence des sorties possibles ; elle y trouve aussi son sens. Elle s’inscrit dans les horizons à venir et modifie leur perception. A court terme, il s’agit de répondre aux dangers ; l’urgence climatique oblige à penser les dangers par rapport au long terme. A moyen terme, les politiques économiques et sociales ne peuvent être réservées aux questions économiques. A long terme, la définition des alternatives trouve avec l’impératif écologique de nouvelles perspectives. Les variables écologiques, la consommation durable, le capitalisme vert, les industries vertes, l’investissement vert, l’emploi vert ne sont pas seulement des conséquences des choix politiques, ils sont aussi à la source de certains de ces choix. Pour autant, aucune de ces variables ne conduit à des orientations complètement définies, elles deviennent aussi des variables d’ajustement et de décision dans la définition des différentes issues possibles à la crise.
L’écologie dans les issues stratégiques à la crise
Les issues à la crise ne sont pas prédéterminées. Le débat sur les orientations stratégiques s’organise autour de trois pôles. Ces trois pôles que nous proposons de retenir sont celui d’un Green New-Deal, celui du mouvement syndical international et celui du mouvement altermondialiste [9].
Nous laissons de côté les propositions du G20 surtout préoccupées par des considérations tactiques et attentistes Elles ne critiquent d’aucune manière les politiques économiques imposées, fièrement revendiquées et toujours marquées du sceau du néolibéralisme. Or, il ne fait aucun doute que les discours sur la sortie imminente de crise seront bientôt infirmés. La reprise boursière cache mal la crise économique et le chômage. Le temps des crises structurelles est long. On peut se rappeler qu’en 1929, après la crise ouverte et la Grande dépression de 1930, c’est en 1933 que le programme du New-Deal a été défini et adopté. Et qu’il a fallu attendre 1945 pour qu’il soit appliqué, après une guerre mondiale.
Le Green New-Deal, une refondation du système international.
Le pôle d’un Green New Deal est organisé autour des instances les plus ouvertes des Nations unies. Les recommandations de la Commission Stiglitz s’y inscrivent (« Recommandations de la Commission d’experts au président de l’Assemblée générale des Nations unies sur la réforme du système monétaire et financier international » - 19 mars 2009 [10]) et sont confortées par deux rapports du système des Nations unies : celui de l’OIT qui propose un plan mondial pour l’emploi (« Tendances mondiales de l’emploi » (janvier 2009)- [11] et celui de la CNUCED qui propose une réforme du commerce mondial et des politiques de développement (« The global economic crisis : Systemic Failures and Multilateral Remedies » -19 mars 2009 [12] ).
Ces trois documents sont porteurs d’un programme réformateur de l’économie mondiale. Leur approche, qualifiée de Green New Deal, préconise une régulation publique qui s’inspire de l’esprit originel de Bretton Woods et qui reprend à son compte quelques-uns des paradigmes keynésiens adaptés à une économie ouverte plutôt qu’à une régulation nationale, et à la prise de conscience des limites écologiques. Le rapport de l’OIT met l’accent sur la lutte contre le chômage, dont il prévoit une explosion. Il préconise l’extension des systèmes d’assurance et d’indemnisation des chômeurs, la promotion du travail décent pour lutter contre la précarité, des investissements publics dans les infrastructures et le logement ainsi que dans les emplois verts (voir son rapport « Emplois verts : Pour un travail décent dans un monde durable, à faibles émissions de carbone » -septembre 2008 [13] ).
Le mouvement syndical international, la situation des producteurs salariés et paysans.
Le mouvement syndical insiste sur la nécessité d’en finir avec le modèle néolibéral. Il considère qu’une réponse radicale par les gouvernements est nécessaire. Ses recommandations sont énoncées dans la « Déclaration syndicale internationale pour le Sommet de Londres » (26 mars 2009) [14], laquelle complète une réflexion engagée depuis plusieurs mois par le TUAC sur la réglementation financière (voir notamment « Retour à la réglementation suite à la crise financière mondiale. Document d’orientation » -novembre 2008 [15] ).
Le mouvement syndical inscrit ses revendications de court et moyen terme dans une perspective explicite de développement durable. Il s’agit de travailler non seulement à enrayer la crise au plus vite, mais aussi à organiser une économie mondiale « verdie », plus juste et plus soutenable pour les générations futures. Il préconise un plan international de relance et de croissance durable coordonné, qui recoupe, en les précisant, une partie des propositions du plan de l’OIT et articule très court et moyen termes : investissements massifs pour l’emploi dans le développement d’infrastructures stimulant la croissance de la demande et la productivité de moyen terme ainsi que dans le soutien aux bas revenus, politiques actives du marché du travail, développement des filets de sécurité sociale, investissement dans une « économie verte » visant une croissance à faible émission de carbone, développement de l’accès aux ressources et renforcement des marges de manœuvre politiques permettant aux économies émergentes et en développement de poursuivre des stratégies anti-cycliques.
Le mouvement paysan inscrit aussi ses revendications dans le court et moyen terme. A titre d’illustration, dans sa « Déclaration de Maputo [16] » , le mouvement paysan international Via Campesina affirme la convergence de plusieurs crises : alimentaire, climatique, énergétique et financière, qui trouvent leurs origine commune dans la dérégulation économique. Il prône la souveraineté alimentaire comme l’une des réponses essentielles à ces quatre crises. Basée notamment sur la promotion de circuits locaux de production et de consommation (qui permet de lutter contre l’émission des gaz à effets de serre générée par le transport des aliments sur grande distance et l’agriculture industrialisée), et la lutte pour la terre, la souveraineté alimentaire se fonde sur « le changement de modèle productif vers une production agro-écologique et durable, sans pesticides et sans OGM et fondée sur les connaissances paysannes et indigènes. Comme principe général, la souveraineté alimentaire se construit à partir de nos expériences concrètes au plan local, c’est-à-dire du local au national ». Ces revendications paysannes réinterrogent utilement le lien entre les différentes crises actuelles, entre agriculture et industrie, salariat industriel et petites producteurs, ancrage d’alternatives locales et exigences mondiales. On retrouve là un point de la réflexion du syndicalisme international par rapport aux enjeux climatiques et écologiques. Les positions du mouvement syndical de salariés et des mouvements paysans ouvrent les perspectives d’une alliance fondamentale, celle des producteurs.
Le pôle altermondialiste, des pistes alternatives au système dominant.
Il regroupe ceux qui considèrent que la régulation n’est pas une réponse suffisante à la crise. Il est formé par ceux qui estiment qu’une réponse radicale à la crise nécessite une rupture avec le système dominant, le capitalisme, et qui inscrivent leur action dans la durée, ce qui influe sur les actions à court terme à mener d’urgence. Comme les deux autres pôles du débat, il ne s’agit pas d’un bloc homogène mais d’une situation dans le débat stratégique qui recouvre des positions et des appréciations différentes sur les opportunités et sur les alliances.
Il est porté par les mouvements sociaux et citoyens, associations, syndicats et réseaux dont plus de 300 ont signé au Forum Social Mondial des propositions que l’on trouvera dans la Déclaration de Bélem du 1er février 2009 « Pour un nouveau système économique et social. Mettons la finance à sa place ! [17] » , déclaration que plusieurs ATTAC du monde ont approfondie dans le « Document de référence. Pour un nouveau modèle économique et social. Mettons la finance à sa place » (26 mars 2009) [18]. Il est aussi porté par plusieurs mouvements qui ont rédigé, également à Belem, le 1er février 2009, des déclarations sur plusieurs questions, notamment la déclaration de l’Assemblée des mouvements sociaux, la déclaration des peuples indigènes, la déclaration des femmes, la déclaration pour les droits des migrants [19].
Les propositions discutées à Bélem esquissent des alternatives qui doivent être avancées dès maintenant. Celles de la première déclaration concernent le rôle prédominant à attribuer aux Nations unies dans la réglementation du système international, la socialisation du système bancaire, le contrôle strict des mouvements de capitaux, l’évolution des formes de propriété, la nécessité de lier les revenus au travail. Elles rejoignent la commission Stiglitz et le pôle syndical international sur la création de monnaie de réserve régionale. Mais elles dessinent une perspective de démocratisation radicale de l’économie. Elles restent pour autant évasives sur les formes de l’implication citoyenne et civile dans la régulation et sur les implications radicales d’une prise en compte des contraintes écologiques. Mais elles se prolongent dans les discussions actuelles qui explorent une démarche radicalement alternative, celle de « la prospérité sans la croissance » (Sustainable Development Commission UK, « Prosperity without growth ? The transition to a sustainable economy » -30 mars 2009 [20] ). Le caractère institutionnel de cette dernière réflexion, très avancée dans la mise en discussion du rapport entre croissance, développement et contraintes écologiques, en renforce considérablement la légitimité, dans la mesure où elle démontre la progression des propositions défendues par les sociétés civiles et les mouvements sociaux, écologistes et citoyens. Elle ouvre la réflexion sur le concept de prospérité, met en cause le consumérisme et insiste sur la nécessaire prise en compte des limites écologiques en amont des choix de politiques économiques.
La Conférence de Copenhague soulève des questions déterminantes. Au-delà, l’enjeu de l’issue de la crise, pour le 21ème siècle, c’est la définition d’un nouveau projet d’émancipation. Après le projet national et la souveraineté populaire des Lumières, après le projet de libération sociale du communisme, il faut définir un projet qui associe la libération sociale et la question écologique, à une pensée des libertés et à l’impératif de la paix. Le mouvement altermondialiste se présente comme un prolongement et un renouvellement des trois mouvements historiques précédents : le mouvement de la décolonisation ; le mouvement des luttes ouvrières et sociales ; le mouvement des luttes pour la démocratie et les libertés à partir des années 1960-70. La prise en charge du paradigme écologique introduit là une rupture par rapport aux séquences précédentes ; il contraint à innover. Il ne s’agit pas de remplacer un modèle unique par un autre modèle unique. Il s’agit de changer les comportements individuels et collectifs. La solidarité, dans ses différentes conceptions, est le fondement des valeurs de référence : solidarité écologique, solidarité sociale, solidarité politique, solidarité internationale.
En ligne sur http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1765
NOTES :[1] « Le terme d’écologie (du grec oikos, demeure, et logos, science) a été proposé par E. Haeckel en 1866 pour désigner la science qui étudie les rapports entre les organismes et le milieu où ils vivent. » (cf Encyclopædia Universalis 2006)
[2] Pierre Radanne, Présentation des négociations internationales en vue du prochain accord climatique de Copenhague. IEPF (Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie), 26 septembre 2009
[3] Maxime Combes, Bangkok, premier état des négociations, 7 octobre 2009, notes Attac et Aitec
[5] Greenpeace "Corporate Crimes Report" contenant les "Principes de Bhopal" (http://www.greenpeace.ch)
[6] Agarwal, A. and S. Narain. 1992. Towards a Greener World : Should Global Environmental Management be Built on Legal Convention or Human Rights ? New Delhi : Centre for Science and Environment.
Arruda Marcos. 2008. Echanger nos visions d’une économie responsable, plurielle et solidaire (Instituto de Políticas Alternativas para o Cone Sul)
Raina Vinod. 2009. Ecological debt. Alternatives international. Oct-nov. 2009.
[7] Archimède et Léonard, Les Cahiers de l’Aitec, n°10, hiver 93-94. Vous avez dit progrès ? Science, progrès et développement - AITEC - CONSCIENCE - GLOBAL CHANCE - SNCS
[8] Gustave Massiah. Les dangers et les opportunités de la crise. Avril 2009 http://www.france.attac.org/spip.php?article9568
[9] Julien Lusson et Gustave Massiah. Les issues stratégiques de la crise. Mai 2009 http://www.france.attac.org/spip.php?article9972
[10] Les « Recommandations de la Commission d’experts au président de l’Assemblée générale des Nations unies sur la réforme du système monétaire et financier international » (19 mars 2009) peuvent être consultées à l’adresse : http://www.un.org/ga/president/63/letters/recommendationExperts200309.pdf
[11] Les recommandations de l’OIT, inscrites dans son rapport « Tendances mondiales de l’emploi » (janvier 2009) peuvent être consultées à l’adresse : http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/documents/publication/wcms_103280.pdf
[12] Les recommandations de la CNUCED « The global economic crisis : Systemic Failures and Multilateral Remedies »(19 mars 2009) peuvent être consultées, en anglais, à l’adresse : http://www.unctad.org/en/docs/gds20091_en.pdf (Résumé en français : http://www.unctad.org/fr/docs/gds20091overview_fr.pdf
[13] « Emplois verts : Pour un travail décent dans un monde durable, à faibles émissions de carbone », (septembre 2008) - http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/---webdev/documents/publication/wcms_098488.pdf
[14] « Déclaration syndicale internationale pour le Sommet de Londres » (26 mars 2009) http://www.tuac.org/en/public/e-docs/00/00/04/58/document_doc.phtml
[15] « Retour à la réglementation suite à la crise financière mondiale. Document d’orientation », (novembre 2008) - http://www.tuac.org/en/public/e-docs/00/00/03/91/document_doc.phtml
[16] « Déclaration de Maputo : Vème Conférence internationale de la Via Campesina », Maputo, Mozambique, 19-22 octobre 2008 : http://www.viacampesina.org/main_fr/index.php?option=com_content&task=view&id=333&Itemid=1. Cette déclaration est complétée par une « Lettre de Maputo. Agriculture paysanne et souveraineté alimentaire face à la crise mondiale »
[17] « Pour un nouveau système économique et social. Mettons la finance à sa place ! »http://www.choike.org/campaigns/camp.php?5
[18] « Document de référence. Pour un nouveau modèle économique et social. Mettons la finance à sa place » (26 mars 2009) http://www.france.attac.org/spip.php?article9786
[19] On trouvera l’ensemble des déclarations, la déclaration de l’Assemblée des mouvements sociaux, la déclaration des peuples indigènes, la déclaration des femmes, celle pour les droits des migrants en français sur le site OpenFSM à l’adresse : http://openfsm.net/projects/facili-tation-de-fsl/les-assemblees-de-l-evenement-fsm-de-belem. La Déclaration de l’Assemblée des mouvements sociaux « Nous ne payerons pas la crise ! Que les riches la paient ! Pour des alternatives anti-impérialistes, anti-capitalistes, féministes, écologistes et socialistes ! » est également disponible en plusieurs langues sur le site du CADTM, cf. pour la version française, à l’adresse : http://www.cadtm.org/spip.php?article4079
[20] « Prosperity without growth ? The transition to a sustainable economy », 30 mars 2009 - http://www.sd-commission.org.uk/publications.php?id=914
« 6 Heures pour le Climat et la Justice Sociale »
Espace Reuilly, 21 Rue Hénard, 75012 Paris M° Montgallet (Ligne 8) ou Dugommier (Ligne 6)
Par Collectif « Urgence climatique, justice sociale » LE 24 octobre 2009
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1725
Nous ne sommes plus qu’à quelques semaines du sommet international de Copenhague (7 – 18 décembre 2009) sur le changement climatique. Ce sommet engage l’avenir de tous et toutes puisque des décisions qui y seront prises dépendra l’avenir de la planète et ses habitants : soit un accord égalitaire et solidaire sera adopté, à la hauteur des enjeux, soit les inégalités et les crises iront croissantes.
Dans le même temps, les débats que nous connaissons sur la taxe carbone, le fret ferroviaire ou le rôle des services publics – comme la Poste – dans l’aménagement du territoire montrent que la justice climatique et sociale doit être au centre des politiques mises en œuvre.
Le collectif Urgence Climatique Justice Sociale organise donc une après-midi de débats, stands et projection de film pour débattre de ces enjeux.
Interventions de représentants de pays du Sud, de négociateurs internationaux, de représentants associatifs, de syndicalistes, etc…
Le Samedi 24 Octobre à partir de 14 h 30 Espace Reuilly, 21 Rue Hénard, 75012 Paris M° Montgallet (Ligne 8) ou Dugommier (Ligne 6) |
Réservez d’ores et déjà votre Samedi 24 Après-midi !
Des informations plus précises vous parviendront très vite.
Vous les retrouverez aussi sur http://climatjustice.org
A l’initiative de : Acme France (Association pour le Contrat Mondial de l’Eau), Action Consommation, A.C.! Agir ensemble contre le chômage, AE2D (Agir pour un Environnement et un Développement Durables), Aitec – IPAM (Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs – Initiatives Pour un Autre Monde), Amis de la Terre, Attac France, Avenir Climat, Bizi !, CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde), Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid), Comité Pérou, Compagnie NAJE (Nous n’Abandonnerons Jamais l’Espoir), Confédération Paysanne, Ecorev’, Europe solidaire sans frontières (ESSF), Fac Verte, Fondation Copernic, Fondation Sciences Citoyennes, France Amérique Latine, FSU (Fédération Syndicale unitaire), IDD (Immigration Développement Démocratie), Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau (IERPE), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), Mouvement de la Paix, MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne), Réseau Action Climat (RAC-F), Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Sortir du Nucléaire, Union Syndicale Solidaires, Vélorution Paris Île-de-France, Zone d’Ecologie Populaire (ZEP)
Soutenu par : Alter Ekolo, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Jeunes Verts, Les Alternatifs, Les Verts, Parti de Gauche, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), Utopia

En ligne sur http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1725
Urgence climatique, justice sociale - Copenhague décembre 2009
Par Collectif « Urgence climatique, justice sociale » LE 8 septembre 2009
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1714
Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d’espèces. D’ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus défavorisés.
Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague. Elle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.
Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990). Faire diminuer les émissions dans ces proportions est impératif pour limiter à 2°C la hausse des températures par rapport au niveau de l’ère préindustrielle. Au-delà, l’emballement climatique se produirait. Il ne serait plus possible de maintenir une température vivable sur terre.
Jusqu’ici, les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États sont tout à fait insuffisantes. Les mesures que préconise notamment l’Union Européenne, qui n’envisage de réduire ses émissions que de 20 % en 2020, sont très en deçà des enjeux. Et alors que leurs émissions de GES par habitant sont les premières au monde, la proposition des Etats-Unis (réduction de 5 % des émissions sur la même période) est, quant à elle, une véritable provocation vis-à-vis des autres Nations.
Les solutions proposées actuellement ne sont pas crédibles. Car elles reposent essentiellement sur les mécanismes de marché alors que la crise économique et financière a, une fois encore, montré leur incapacité à se substituer à l’action publique et collective. La politique du « marché pilote » international de droits à polluer est clairement défaillante et les projets de l’Union européenne et des Etats-Unis en la matière relèvent du mirage idéologique.
Les fausses solutions sont également technologiques. Le nucléaire, outre qu’il s’agit d’une technologie porteuse de risques majeurs, ne peut être en aucun cas la solution : même un développement ambitieux du parc nucléaire ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que de façon très marginale. Les agrocarburants industriels quant à eux posent de nombreux problèmes environnementaux et aggravent la crise alimentaire sans contribuer à la baisse des émissions.
Les objectifs de réduction des émissions de GES à atteindre ne peuvent l’être que par l’adoption, par les collectivités, les pays et les ensembles régionaux, de mesures radicales et alternatives :
Les responsabilités historiques des pays du Nord et du mode de développement productiviste dans cette crise globale doivent être reconnues. La justice et l’équité exigent que soit réparée la dette écologique du Nord, a minima par l’annulation des dettes du tiers-monde. Les transferts technologiques respectueux de l’environnement et des sociétés au Sud doivent être financés et l’aide publique au développement augmentée, sans que cela exonère le Nord de ses propres objectifs de réduction des émissions. Les réfugiés climatiques doivent être reconnus et accueillis.
Au sein de chaque pays, des mesures d’accompagnement et de justice sociale sont indispensables afin que chacun puisse faire face aux changements à opérer, en ayant la certitude que les efforts seront partagés par tous. Il faut garantir un accès juste et équitable aux biens et services essentiels tels que l’énergie, qui ne doivent pas être laissés au marché mais faire l’objet d’une réappropriation par la société.
Une autre répartition des richesses doit permettre une transition solidaire vers des économies écologiques, au Nord comme au Sud. Le droit au travail pour tous est au cœur de cette répartition. C’est pourquoi un emploi décent permettant un revenu digne doit être garanti à chacun. Les revenus financiers et du patrimoine doivent être lourdement taxés afin de dégager les moyens nécessaires à la transformation des économies.
La gestion des financements doit être démocratique et garantir la participation des populations locales.
Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers existent. Les mesures à prendre doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses, passant outre les intérêts des grands lobbies – notamment des hydrocarbures, et définissant une production industrielle axée sur les besoins et non sur le profit ainsi qu’une répartition plus juste des richesses naturelles et produites.
En France, nous appelons les associations de défense de l’environnement, syndicats, associations de solidarité internationale, organisations politiques, collectivités locales, et plus généralement tous les citoyens à rejoindre la mobilisation internationale et à organiser des initiatives communes pour peser sur les décisions du sommet de Copenhague de décembre 2009.
En ligne sur http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1714
Agenda, coalitions et sites ressources
Par Maxime Combes LE 22 juillet 2009
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1702
Différents éléments pour préparer la mobilisation de Copenhague des 7 – 18 déc 2009.
A l’échelle internationale :
A l’échelle danoise :
A l’échelle française :
Sommet officiel – http://fr.cop15.dk :
Du 7 au 18 déc. au Bella Center de Copenhague, à 15 minutes en train, métro ou vélo de la gare centrale.
Sommet Syndical :
Organisé par la Confédération Syndicale Internationale, le WoW pavilion, pour "World of Work", se tiendra du 14 au 16 décembre, et visera à faire dialoguer les syndicats avec les autres parties prenantes de la COP-15. Dans une optique dedans-dehors.
Le KlimaForum – http://www.klimaforum09.org :
Objectifs : Travailler à une déclaration pour le 12 décembre et réaliser une veille des négociations.
Activités : Débats, ateliers, musique, théâtre, films…
Lieu : à proximité de la Gare centrale de Copenhague.
Calendrier : enregistrement des activités ouvert, avec une première date limite au 31 août 2009 ;
La Manifestation internationale du 12 décembre – http://www.12dec09.dk/fr/ :
Objectifs : rassembler le plus de monde possible pour démontrer avec force qu’il faut agir.
Lieu : du centre de Copenhague au Bella Center, lieu de la conférence officielle ; départ 13h.
Les signatures d’organisation sont à envoyer à : info@12dec09.dk
Pour se loger sur place :
Pour aller à Copenhague :
C’est le point logistique le plus compliqué. Des négociations, menées par les Amis de la Terre, sont en cours pour mettre en place un train, pour amener un maximum de personnes depuis Paris pour le week-end du 12 décembre. Un train devrait également partir de Bruxelles. Il faudra sans doute se pencher sur l’organisation de bus et cars collectifs.
Août :
Septembre :
Octobre :
Novembre :
Décembre :
Plaquettes :
Rapports :
Sur Poznan (déc 2008) :
Vidéos :
En ligne sur http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1702
« Urgence climatique, justice sociale » Mobilisons nous !
Par Collectif « Urgence climatique, justice sociale » LE 10 novembre 2008
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1704
La dégradation écologique de la planète s’accélère et les nouvelles prévisions scientifiques sur le dérèglement climatique soulignent la gravité de la situation. Des mesures pour y répondre existent. Il est maintenant urgent de les mettre en oeuvre. C’est le sens de cet appel.
Le prix de l’inaction est déjà trop lourd pour les sociétés qui voient s’approfondir les inégalités sociales et environnementales. Les plus touchés sont les peuples les plus pauvres, les classes sociales les plus défavorisées.
La France déclare avoir fait du climat et de l’énergie une de ses priorités pour sa présidence de l’Union européenne. Les 4 et 5 décembre 2008, pendant la présidence française de l’Union européenne, se tiendra à Paris le Conseil des ministres de l’environnement. Dans le même temps se réunira à Poznan, la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, dernière étape avant le sommet de Copenhague en 2009 et la mise en place de la seconde période d’engagement du protocole de Kyoto. Enfin, le 6 décembre, la journée mondiale du climat sera l’occasion, pour les citoyens, de se mobiliser.
Certes, les objectifs « climat-énergie » votés par le Conseil européen en mars 2008 contiennent des avancées. Mais cela reste un plan a minima, très en deçà des urgences de l’heure. Ce sont à présent des mesures radicales que l’Europe doit prendre pour la maîtrise de l’énergie et la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs-clé des transports, du bâtiment, de l’industrie et de l’agriculture.
Ces mesures doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses, passant outre aux intérêts des grands lobbies, notamment ceux de la route et des hydrocarbures, et de tous ceux qui profitent ou se moquent de la poursuite des gaspillages et des hausses de prix qui en résultent, dont les populations, au Nord comme au Sud, sont désormais les victimes. Elles doivent également écarter les fausses solutions comme la fuite en avant dans le nucléaire ou le développement des agro-carburants. Le nucléaire, technologie coûteuse et porteuse de risques majeurs, ne peut en aucun cas être la réponse à la dégradation écologique et aux dérèglements climatiques. Les agro-carburants industriels sont inefficaces dans la lutte contre le réchauffement climatique, posent de nombreux problèmes environnementaux et, surtout, aggravent la crise alimentaire qui menace la planète.
Pour que l’Union européenne s’engage dans une politique déterminée, soucieuse des équilibres écologiques et sociaux et donc porteuse d’une politique de sobriété et d’efficacité énergétique ; pour qu’elle fasse entendre cette volonté dans les négociations internationales en cours, où elle doit notamment porter l’engagement d’une réduction de 30% des émissions des pays industrialisés comme minimum pour 2020 et la nécessité d’un soutien financier aux pays en développement pour leur réduction des émissions et leur adaptation,
La mobilisation des citoyens et de leurs organisations est impérieuse !
C’est pourquoi nous appelons les associations de défense de l’environnement, les syndicats, les associations de solidarité internationale, et plus généralement tous les citoyens, ainsi que les représentants des territoires qui voudront nous rejoindre, à nourrir le débat public et à construire ensemble une campagne qui nous permette de nous mobiliser pour ces échéances cruciales, fin novembre 2008 et en préparation du sommet de Copenhague en 2009.
Premiers signataires :Action consommation, Alofa Tuvalu, Amis de la Terre, ATTAC, CADTM, Cinémas Utopia, Confédération paysanne, Copernic, CRID, FNEPPEP (Fédération Nationale des Elues Pour la Promotion des énergies Propres), FSU, Greenpeace, IPAM, LDH, LPO, MAN, MDRGF, Nord Ecologie Conseil, 4D, RAC (Réseau action climat), Réseau Féministe Ruptures, Réseau Sortir du nucléaire, Solidaires, Survie, TEO France, WWF.
Avec le soutien de : : ACU (Association des communistes unitaires), AlterEcolo, Alternatifs, CNCU (Coordination nationale des collectifs pour une alternative au libéralisme), Jeunes Verts, LCR, les Verts, Objecteurs de croissance, ZEP
En ligne sur http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1704
> Sur le Web :
Act on Copenhagen : The impact of a global temperature rise of 4ºC (7 ºF), le 22 octobre 2009
28 novembre 2009 - Manifestation internationale anti-OMC, le 29 septembre 2009
Site du ministère du développement durable sur la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP15) , le 17 septembre 2009
Collectif Jeunes pour le Climat et la Justice Sociale, le 27 août 2009
Justice climatique MAINTENANT, le 27 août 2009
Du bruit pour le climat, le 27 août 2009
Préparation de la manifestation internationale du samedi 12 décembre à Copenhague, le 17 août 2009
Climate Justice NOW, le 7 juillet 2009
Campagne Urgence climatique-justice sociale - Copenhague 2009 : Attac se mobilise !, le 7 juillet 2009
Signez l’appel "Copenhague 2009 L’utimatum climatique, le 7 juillet 2009
NEW LIFE COPENHAGEN, le 30 juin 2009
Klimaforum, le 30 juin 2009
Réseau Action Climat-France (RAC-F), le 30 juin 2009
"The Big Ask", qu’est-ce exactement ?, le 30 juin 2009
Climate Justice Action 2009, le 30 juin 2009
Conjuguer l’urgence climatique et la justice sociale, le 28 mai 2009
Seal the deal !, le 28 mai 2009
Site de la Conférence sur le changement climatique de l’ONU-2009, le 28 mai 2009
Version française du site internet de la CCNUCC, le 28 mai 2009
Portail de l’action du système des organismes des Nations Unies sur les changements climatiques, le 28 mai 2009> La conférence COP16 de Cancun, du 29 novembre au 10 décembre 2010
> Sur le Web :
Cancún à la veille de la fin des négociations, le 21 décembre 2010
Cancun entérine Copenhague Par maximecombes, le 21 décembre 2010
Qu’attendre de Cancun ? (article + vidéo d’interviews), le 21 décembre 2010
Réfugiés climatiques : « la responsabilité des pays développés », le 21 décembre 2010
Le putsch silencieux des pays industrialisés transformé à Cancun par Fanny Simon (Aitec), le 21 décembre 2010
Cancún, un accord à tout prix, par Sophie Chapelle sur Bastamag, le 17 décembre 2010
Diálogo Climático de los Pueblos, le 12 août 2010> 25 / 28 août 2011 : Rencontres Internationales Citoyennes pour une Transition Énergétique à Lézan (Cévennes) dans le Gard
La Coordination Nationale des Collectifs en lutte contre la prospection et l’exploitation des gaz et huile de schiste, en partenariat avec les réseaux nationaux et internationaux militant pour un autre avenir énergétique ( les associations les Amis de la Terre, ATTAC, Artisans du monde, FRAPNA, France Libertés, Greenpeace, Stop nucléaire, VigiNature et d’autres engagés de par le monde) organisent ces Rencontres de "Convergence citoyenne pour une Transition Énergétique".
Déclaration de Lézan - Gard, le 28 août 2011
LE 1er septembre 2011
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article2528
Préambule
Notre Convergence citoyenne pour une transition énergétique est le fruit d’une prise de conscience née de la mobilisation contre l’extraction des gaz et huiles de schiste. Nous avons élaboré cette déclaration les 26, 27 et 28 août, et validée en assemblée plénière le 28 août.
Pour assurer l’avenir des générations futures, la Convergence, affirme comme nécessité :
Remettant en cause le système économique et productiviste dominant, la Convergence se donne une feuille de route.
1 : Instaurer le contrôle citoyen des instances politiques soumises à la logique des multinationales revient à instaurer :
2 : S’engager sans délai pour la transition énergétique suppose de :
3 / Organiser dès à présent la convergence des luttes nous engage à :
La Convergence citoyenne pour une transition énergétique s’associe à la pétition portée par « Los Indignados » auprès de la Commission européenne pour la sortie du nucléaire, contre l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures compris dans la roche mère, contre la culture et la commercialisation des OGM et pour un audit des dettes des Etats européens.
Cette déclaration est partagée par les partenaires de la « Convergence citoyenne pour une transition énergétique » et ceux qui veulent s’y joindre pour la soutenir.
Contact : organisation@convergenceenergetique.org
En ligne sur http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article2528
Le site de l’initiative ENERGIES POUR LA PLANETE
LE 22 juin 2011
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article2483
Dossier du site www.reseau-ipam.org
Initiatives Pour un Autre Monde
21ter, rue Voltaire 75011 Paris - 01 43 71 62 12 -
info@reseau-ipam.org
Inscription, adhésion, informations sur http://www.reseau-ipam.org.org