Grâce aux efforts conjoints de la Maison de l’Europe, des représentants de l’Union Européenne à Bakou et du Comité national d’Azerbaïdjan pour l’intégration européenne, a pu se tenir le 9 décembre 2007 une conférence sur le thème « la politique des droits de l’homme de l’Union Européenne et du Conseil de l’Europe : un perspective en Azerbaïdjan dans le processus d’intégration européenne ».
L’Azerbaïdjan a signé le plan d’action de la politique européenne de voisinage, et, depuis 2001, est membre du Conseil de l’Europe. Le but de la conférence était d’examiner de quelle manière l’Azerbaïdjan remplit les engagements du plan d’action en matière de droits humains et de discuter des perspectives d’intégration européenne. Diverses personnalités ont participé à la rencontre dont M. Andréas Herkel co-rapporteur pour l’Azerbaïdjan du Conseil de l’Europe, Ms. Ingrid Gossinger représentante de l’UE, Ms. Elmira Suleymanova médiatrice de la république d’Azerbaïdjan, etc., ainsi que des militants et experts des droits humains. Le conférence était présidée par Arzu Abdulayeva, co-présidente de HCA et présidente du comité » HCA d’Azerbaïdjan.
L’appel ci dessous a été adressé aux participants à la conférence :
Bakou, le 9 décembre 2007
Pendant notre histoire récente nous avons vécu, en tant que citoyens d’Azerbaïdjan, avec le désir de voir notre pays devenir un membre des Nations Unies et nous avons fait beaucoup d’efforts en ce sens. Cet espoir est devenu réalité et notre pays indépendant est non seulement devenu un membre de l’ONU mais aussi d’autres organisations internationales dont le Conseil de l’Europe.
Notre Etat et notre société ont pris l’engagement, en adhérent au Conseil de l’Europe, de mettre en œuvre des réformes démocratiques dans de nombreux secteurs. Ces engagements ont été endossés à la fois par le gouvernement d’Azerbaïdjan et par les forces sociales et politiques. Une orientation défavorable des événements dans notre pays peut aussi provenir des positions de chaque citoyen dans notre société.
En 2008, M. Thomas Hammerberg, commissaire pour les droits de l’homme du Conseil de l’Europe, présentera sont rapport sur la situation dans notre pays au comité des ministres du conseil de l’Europe. Il n’y a pas de doute que ce document fera état d’une réalité amère.
Nous appelons les structures gouvernementales d’Azerbaïdjan et leurs dirigeants à agir sur cette situation qui discrédite l’image et la réputation de notre Etat et de notre peuple. Dans un monde transparent et globalisé il est impossible de cacher quoi que ce soit, y compris la fraude électorale, les décisions de justice iniques, l’existence de prisonniers politiques, le monopole médiatique et les atteintes à la liberté d’expression, la corruption répandue à partir des postes dirigeants les plus élevés.
Nous demandons au gouvernement d’Azerbaïdjan d’empêcher toute action allant à l’encontre de notre peuple et de conduire les réformes nécessaires pour remplir les obligations auxquelles il s’est engagé.
Nous invitons les structures et les communautés politiques, scientifiques et culturelles, ainsi que les personnalités éminentes, à agir au nom de notre patrie et de notre peuple sans perdre de vue les critères de l’honneur et de la dignité