Jeunes de Géorgie et de Russie !
Aujourd’hui nous nous adressons à vous, nous nous adressons les uns aux autres, parce que nous avons honte. Nous avons honte des ambitions politiques, des jugements erronés et des agressions qui sont le fait des autorités de nos Etats et qui pourrait provoquer malentendus et distance entre nous. Nous avons honte du fait qu’après le vin, l’eau minérale Borjomi et la possibilité de se rendre visite sans visas, nous pourrions perdre ce qui nous associe. Nous ne voulons pas élever des générations oubliant l’amitié durable entre Géorgiens et Russes et ne se souvenant que de confrontations et conflits.
Nous ne voulons pas nous battre pour des frontières. La couleur de l’uniforme et l’appellation géographique des forces de paix ne nous intéressent pas. Nous avons tendance à penser que des experts politiques sont capables de communiquer sans hystérie ni menaces. Malheureusement la situation actuelle évolue dans un autre sens.
Ce que nous voulons préserver -ou construire, finalement - c’est un espace de communication entre les jeunes de Géorgie et de Russie, pour discuter de nos intérêts et de nos préoccupations, de manière à ce que ceux que nous avons élus écoutent les voix des peuples qu’ils prétendent protéger.
Nous proposons de créer un Dialogue civique russo-géorgien de jeunes, une plateforme libre pour les militants civiques, les organisations de jeunes et les gens ordinaires qui refusent la politique de désunion. Nous proposons non seulement de rétablir l’équilibre aujourd’hui rompu, compte tenu des intérêts « géopolitiques » ou « économiques », nous voulons bâtir quelque chose de nouveau. Nous rêvons du jour ou les jeunes de Russie (y compris ceux du Nord Caucase) et de Georgie, pourrons communiquer librement, se rendre visite sans avoir peur de déclarer leurs nationalités, de travailler et de créer ensemble, de soutenir leurs développements réciproque. Nous avons tant de chose à nous dire et à partager.
Nous demandons aux autorités géorgiennes et russes de mettre un terme à leur escalade, malgré les intérêts de certains et « l’actualité ». Nous appelons tous ceux qui se sentent concernés, de rejoindre cette déclaration commune ou de créer leurs propres initiatives, non seulement en Russie et en Géorgie, mais aussi dans d’autres Etats. Car les Etats ne sont pas des territoires mais les gens vivants sur ces territoires ! Si vous pensez que le soutien aux liens horizontaux entre les gens ordinaires sont importants à tous les niveaux, économie et commerce, culture, éducation et autres... rejoignez-nous !
Militants du réseau international Mouvement de jeunes pour les droits de l’homme ycd@yhrm.org